Caroline Sierro jeet kune doComment elle fait…pour suivre les pas de Bruce Lee, mort il y a près de quarante ans. La Neuchâteloise Caroline Sierro vient d’ouvrir dans la cité une école de jeet kune do, art martial créé par le maître.

Neuchâtel, au bord du lac. C’est ici, en marge de la foule, que Caroline Sierro vient s’entraîner régulièrement, «pour être en phase avec la nature», spécifie-t-elle. Curieux, les badauds observent la jeune femme effectuer des figures aériennes. A 36 ans, cette diplômée en biologie, passionnée d’arts martiaux, n’a pas vraiment le physique de l’emploi. Avec ses 1,61 m et ses 52 kilos, difficile de l’imaginer en «maître» de jeet kune do. «Le terme est exagéré: je ne suis qu’au début de ma formation d’instructeur», tient-elle à préciser. Reste que Caroline Sierro fait partie des rares femmes à enseigner ce sport en Europe. «Pourtant, c’est une méthode très bien adaptée aux femmes», relève cette ancienne karatéka qui s’est convertie au jeet kune do sur le tard, suite à une blessure à la cheville.

Créé dans les années soixante par Bruce Lee, intronisé alors roi du kung-fu, le jeet kune do – «La voie du poing qui intercepte» – allie notamment aux techniques du kung-fu (wing chun) celles de la boxe anglaise, française et de l’escrime occidentale. «Bruce a pris le meilleur de chaque sport pour en faire un concept simple qui s’adapte à chaque personne. C’est un aspect très important de cette méthode de combat», explique la Neuchâteloise, qui admire aussi le maître pour ses écrits philosophiques. «Le jeet kune do, c’est plus qu’un art martial, c’est un art de vivre.» Si les mots-clés restent bien la précision, la puissance, la rapidité et l’efficacité, on est loin, ici, des figures spectaculaires vues dans les films du maître. «Les gens sont parfois déstabilisés quand ils viennent à mon cours. Ils imaginent quelque chose de plus… flashy. Ils oublient qu’il faut du temps et de la persévérance pour aboutir à quelque chose.» Ouverte il y a quelques mois, l’école fait partie du courant institué par l’Américain Jerry Poteet, ancien disciple de Bruce Lee, via son association. «Notre but est de raviver les bases de l’enseignement de Bruce.» Si Caroline Sierro donne pour l’heure ses cours à une majorité d’hommes, elle espère à terme toucher plus de femmes: «C’est une très bonne technique de self-défense, qui permet de prendre confiance en soi.»

 

La position du salut

«Je commence toujours le cours avec cette position traditionnelle. C’est une façon de laisser les problèmes de la journée derrière soi, de se respecter. Et surtout de remercier les anciens pour tout ce qu’ils nous ont légué.»

La position de garde

«On voit à travers elle l’influence de la boxe anglaise. C’est une position assez naturelle et caractéristique de Bruce. Elle permet de protéger la ligne centrale du corps, ainsi que les points vitaux.»

Le coup de pied d’arrêt droit dans le genou

«C’est un mouvement simple de self-défense, typique de l’école. L’équilibre y a une grande place, un peu à l’image d’un balancier. On y retrouve des traces de la boxe française.»

Le coup de poing donné ou «la pique aux yeux»

«On y voit l’influence de l’escrime occidentale: tu te lances en avant, mais sans ton fleuret. A nouveau, on y retrouve la rapidité et la simplicité, des qualités essentielles du jeet kune do.»

 

source: http://www.femina.ch/femmes/caroline-sierro-sur-les-pas-de-bruce-lee

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