randy savage
Victime d’un accident de voiture tôt au matin de ce 20 mai 2011, le catcheur de légende Randy Savage, alias le fantastique Macho Man, est mort. Si la brigade autoroutière de Floride pensait d’abord, en arrivant sur les lieux à Seminole, près de Tampa et en découvrant la Jeep Wrangler du roi du ring encastrée dans un arbre, avoir affaire à un drame de la route comme tant d’autres, il allait en fait s’avérer que Randy Savage avait été victime d’une crise cardiaque, qui a entraîné l’accident…

Sa femme depuis à peine plus d’un an s’en sort…

Transféré au centre médical Largo dans les minutes qui ont suivi le crash (survenu vers 9h du matin, heure locale), Randall Mario Poffo – son véritable nom, pour l’état civil – n’a pas réchappé de ses blessures et s’est éteint. Une fin sans gloire pour un monstre sacré du catch, illustration vivante du panache et phénomène diablement haut en couleur. Son épouse Lynn, avec qui il avait célébré quelques jours aupravant leur premier anniversaire de mariage, était à ses côtés lors de l’accident et s’en est tirée miraculeusement. Hospitalisée dans un autre établissement, elle ne souffrait que de blessures mineures, mais a dû vivre une souffrance majeure quand elle a pu se renseigner sur l’état de son mari… Savage avait précédemment été très médiatiquement marié, de 1984 à 1992, à Elizabeth Ann Hulette, alias Miss Elizabeth, son acolyte et manageur dans la WWF (World Wrestling Federation), retrouvée morte d’une overdose en 2003 au domicile qu’elle partageait avec le catcheur Lex Luger. Randy Savage avait épousé en secondes noces Lynn Payne le 10 mai 2010 (photos en cliquant ici).

Fils d’un catcheur à succès (Angelo Poffo) des décennies 1950-1960, Randy Savage avait délaissé puis abandonné un début de carrière dans le base-ball pour faire ses classes, à partir de 1973, dans le monde du catch, d’abord avec le personnage de Spider Friend, puis adoptant rapidement son surnom après qu’Ole Anderson, une autre grande figure et promoteur de la discipline, lui eut dit que son véritable patronyme ne sonnait pas vraiment comme celui d’un « guerrier qui catche comme un sauvage ».

Un personnage flamboyant et adulé, taillé pour la légende

Avec l’appui fondamental de son frère, Lanny, et surtout de son père, Angelo, Randy Savage fit irruption en 1985 dans la World Wrestling Federation de Vince McMahon, le magnat et grand gourou du catch, où il choisit Miss Elizabeth pour manager et devint bientôt un géant (il sera intronisé au Wrestling Hall of Fame en 2009). Arrivé au sein de l’élite, il s’y fit une place de choix et inscrivit son nom au panthéon de la discipline, avec ceux, rivaux ou partenaires, de Tito Santana, George ‘The Animal’ Steele, Jake ‘The Snake’ Roberts, Hulk Hogan, Shawn Michaels, ‘The Million Dollar Man’ Ted DiBiase, Dusty Rhodes, The Ultimate Warrior, Sid Justice, The Undertaker, le ‘Nature Boy’ Ric Flair et bien d’autres vedettes du spectacle encore… Bref, le top du top.

Tenant du titre intercontinental acquis en février 1986, il livra avec Ricky Steamboat lors de Wrestlemania 3, en 1987, ce qui demeure comme un des sommets de l’histoire du catch (à voir dans notre player), un chef-d’oeuvre de combat, dans son intensité, sa chorégraphie, son scénario, etc.

Au cours de sa carrière, qu’il acheva en 2004, il décrocha un nombre impressionnant de ceintures, et marqua surtout les esprits par son style flamboyant, son look excentrique et coloré surmonté d’un chapeau de cowboy, sa voix caverneuse et vibrante, son tomber de coude, la marche britannique majestueuse Pump and Circonstances qui accompagnait son entrée, ou encore son gimmick inoubliable – « Ooooh Yeaahhhh » !

Randy Savage fit également un certain nombre d’apparitions télévisées, et publia même en 2003 un album de rap, Be a man. Clin d’oeil à ses débuts autant que gage de sa popularité, il fit un caméo dans le premier Spider-man, en 2002, dans le rôle d’un catcheur. Dernièrement, il avait signé (en juin 2010) un contrat avec le fabricant de jouets et figurines Mattel, et apparaît parmi les personnages du dernier jeu vidéo de la série WWE All-Stars, paru en mars 2011.

(source: http://www.purepeople.com)

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