La FFL a jugé, mardi, que la décision envisagée par le Comité international olympique d’évincer son sport du programme principal des Jeux Olympiques de 2020 était « totalement incompréhensible ».
Popularité, universalité, bonne gouvernance…Les 26 sports présents à Londres ont été passés en revue par le Comité international olympique mardi. Et un seul a été évincé du noyau dur de disciplines qui composeront le programme olympique en 2020 : la lutte. « Une décision totalement incompréhensible » pour la Fédération française de lutte. La recommandation adoptée par la commission exécutive du CIO « a fait l’effet d’une bombe. Personne ne s’y attendait », a expliqué à l’AFP Salvatore Attardo, président de la FFL. La lutte figurait au programme des jeux Olympiques antiques en 708 avant JC et la lutte gréco-romaine est apparue aux premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896.

« Il est difficile de trouver plus universel que la lutte », a-t-il déclaré, ajoutant qu' »environ 194 pays sont affiliés à la Fédération internationale (FILA), sans compter ceux qui pratiquent les luttes traditionnelles ». « Selon certains échos, on imaginait que nous nous dirigions vers la création d’un seul style comme pour le judo (ndlr: actuellement il existe la lutte libre et la gréco-romaine) en privilégiant la +libre+ mais jamais que notre sport disparaitrait des Jeux ».

Elle devra de nouveau passer par la case « candidature »

« Quand on voit les scandales qui se sont produits aux JO de Londres avec la boxe, on ne comprend pas ce qu’elle fait encore dans le panel », a-t-il commenté. « Il va falloir que la FILA fasse des propositions pour faire pencher la balance avant les dernières échéances ». Alors qu’une seule place reste à prendre pour 2020, la Fédération internationale de lutte (FILA) est condamnée à passer par la case « candidature ».

Elle se retrouvera en concurrence avec sept autres sports qui frappent à la porte des JO: le squash, l’escalade, le karaté, le wushu – un art martial -, le baseball/softball, le wakeboard – un sport nautique – et les sports de roller. La FFL compte 22.000 licenciés. « Cela fait trois olympiades que l’on revient avec des médailles (notamment avec les frères Guenot). Si cette décision est confirmée, cela va mettre beaucoup de choses en question », a conclu Salvatore Attardo.

(Source: TF1 News)

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